Éducation et thérapie complémentaire par l’aventure • Consolidation d’équipes

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Phases des programmes

Expédition parents et ados, Bas-Saguenay, Centre Jeunesse

Afin de soutenir les objectifs éducatifs, développementaux ou thérapeutiques de nos programmes, nous rendons tangibles les objectifs personnels à travailler grâce à l’emploi d’une séquence d’aventure. La séquence d’aventure, qui est le fruit de plusieurs années de recherches sur la sphère internationale, se retrouve sur une trame fluide, adaptée selon les différentes étapes du programme. Cette séquence comporte les phases d’acclimatation, de confiance, de communication, de résolution de problèmes, etc. Cette séquence est facilitée par des activités expérientielles, ludiques mais pleines de sens, et des activités d’aventure en contexte de grande nature, qui mettent les participants en action pour réaliser des tâches en apparence risquées. C’est en animant des «débriefes» (retours) sur la façon dont les tâches ont été réalisées que les facilitateurs amènent les participants à parler de confiance, de communication et de résolution de problèmes.

Design conjoint du programme
(Entre le porteur de projet et les intervenants INAQ)

Lorsque nous travaillons en collaboration avec une organisation, nous impliquons les intervenants de première ligne (les porteurs de projet) dans le design du programme. Ce sont eux qui connaissent leur clientèle, mais surtout ce sont eux qui pourront le mieux poursuivre le transfert des acquis faits par les participants durant le programme INAQ. De plus, nous souhaitons mesurer l'atteinte des objectifs visés par le programme, en collaboration avec l'organisation membre, en partant de ce qui se fait déjà dans leur milieu. Pour ce faire, nous utilisons des indicateurs de mesure qui sont adaptés à la clientèle, à l'organisation et au but du programme. De même, chaque activité du programme est ajustée avec l’aide des intervenants de première ligne.

Évaluation clinique et plan d’intervention individualisé

Cette étape n’apparaît que pour les programmes Équilibre et Azimut. Il s’agit d’assurer une continuité avec les plans d’intervention existants pour chaque jeune, ou la mise sur pieds d’un nouveau. Mais attention, nous optons pour une façon de travailler qui est non traditionnelle en ce sens que nous soulignons les réussites et nous proposons des défis plutôt que de fixer notre intérêt sur ce qui ne fonctionne pas. Une collaboration avec les intervenants de première ligne et les parents permet de bien ajuster le niveau d’engagement des programmes pour les groupes de jeunes.

Phase 1: Dynamique de groupe et objectifs

Dès la première étape, les participants doivent s’impliquer activement dans le processus éducatif ou thérapeutique. Pour ce faire, nous prévoyons une série de courtes activités expérientielles qui s'apparentent à des jeux pour les participants, mais qui sont séquencées et «débriefées» de manière à en faire ressortir des apprentissages appliqués à leur quotidien. Il s’agit également de créer une nouvelle dynamique d’équipe pour le programme. Ces activités se déroulent chez l’organisation membre, soit à l’intérieur ou à l’extérieur lorsque cela est possible. C’est en réfléchissant sur les discussions faites suite à ces activités que les participants se fixent des objectifs et surtout, un engagement personnel sur lequel ils mettront de l’emphase tout au long du programme. Cet engagement fait foi de contrat envers soi-même et envers le groupe tout au long de leur expérience. Devant le groupe, ils signent un contrat d’engagement, les liant de façon positive à leur propre processus de développement personnel. Et c’est cet engagement qui fera l’objet d’un suivi de la part des intervenants.

Phase 2: Préparation de l’expédition

Pour chaque programme, nous offrons des ateliers de formation à la vie en milieu naturel pour assurer la sécurité, le confort et une expérience positive pour la clientèle et les accompagnateurs. Bref, les participants apprennent tous des trucs, simples ou essentiels, pour être plus à l’aise en milieu naturel. De même, les participants seront amenés à décider du plus grand nombre d'aspects possibles, tels que le menu et les responsabilités individuelles et collectives. Dans la plupart des cas, les participants cuisinent des repas en préparation de l’expédition, ils planifient les déplacements, ils préparent leur matériel, bref, ils s’approprient leur expédition.

Phase 3: Expédition(s)

Il s’agit de la phase centrale du programme. L’expédition n’est pas une fin en soi, mais bien un outil extraordinaire pour initier des apprentissages plein de sens et des changements durables chez la clientèle. Ce n’est pas non plus une récompense ou un cadeau qu’il faut mériter. Au contraire, c’est justement un outil d’intervention alternatif et inclusif qui peut permettre aux jeunes qui évoluent différemment de se retrouver dans un environnement nouveau où ils pourront relever des défis et de se dépasser. En effet, l’environnement de grande nature et les activités d’aventure sont un puissant outil pour permettre à chaque participant de (com)prendre sa place dans le groupe, sans compétition. L’expédition est une expérience de groupe, accessible à tous, et qui modifie le rapport jeunes-adultes. Ce rapport souvent induit par une hiérarchie organisationnelle nécessaire se modifie en cours de programme pour un rapport basé sur le respect des intervenants en tant que personnes. Que vous soyez un jeune de la rue ou un psychoéducateur diplômé, vous devez couvrir la même distance et il pleut autant pour l’un que pour l’autre… Et c’est là toute la richesse de la nature comme environnement d’intervention. Le rythme ralentit, le sens réapparaît.

Phase 4: Le retour

L'objectif de cette étape primordiale est de revoir l'expérience vécue pour en faire ressortir les traits éducatifs et développementaux. Les activités de retour orientent l'engagement de la clientèle vers les objectifs du programme en relation avec leur quotidien. Les outils utilisés pour appuyer cette étape sont adaptés selon la clientèle et le but du programme. La rencontre liée à cette étape permet aux jeunes de revivre les moments intenses de leur expédition. De plus, cette rencontre est suivie d’une discussion de groupe, afin de relater l’expérience personnelle des participants suite à leur retour au quotidien.

Phase 5: Le transfert

Il s’agit pour cette dernière phase de donner du sens à l’expérience vécue. C’est le défi principal de chaque programme et beaucoup d’emphase est mise ici. Elle vise à maximiser et à faire durer les impacts positifs observés chez la clientèle et les aider à maintenir leurs engagements. La Coopérative offre ce suivi des objectifs du programme en étroite collaboration avec l'organisme membre ou le parent selon le cas. Idéalement, les pairs et les autres parents sont impliqués lors de cette phase. C’est aussi lors de cette phase que les mesures d’impacts sont réalisées.

Suivi clinique et évaluation des plans d’intervention personnalisés

Cette étape n’apparaît que pour les programmes Équilibre et Azimut. Il s’agit ici, en plus de la mesure des impacts pour le groupe dans son ensemble, de poursuivre un suivi clinique personnalisé par rapport aux objectifs fixés dès le début du programme par les jeunes et leurs intervenants. Ce suivi s’échelonne sur une période variant de un à trois mois.

Rencontre finale du programme
(Entre le porteur de projet et les intervenants INAQ)

Il s’agit d’une rencontre qui fait suite au programme et qui vise à faire une évaluation et une bonification du programme dans son ensemble. Lors de cette rencontre, les intervenants de la Coopérative remettent leur rapport d’intervention aux responsables de l’organisation membre. C’est souvent à ce moment que les prochains programmes commencent à se planifier.

La Coopérative INAQ et ses membres sont appuyés par le milieu!

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Page doc@programmes.phases générée par litk 0.560 le vendredi 25 septembre 2009. Conception et mise à jour: DIM.